Programmation asynchrone

La conspiratrice

Court-métrage d’Aurel·le Lavandier (DESS en marionnettes)

Ce court-métrage, en date du début du confinement, a été réalisé en autonomie totale avec les moyens du bord (trois sources de prise de vue : ordinateur, téléphone et appareil photo ; une seule personne devant et derrière la caméra et quelques objets). Aurel·le s’était lancé·e ce défi pour sublimer son sentiment de solitude et d’isolement pendant cette dure période de stress et d’enfermement qu’à été la première vague de l’épidémie. Un besoin crucial d’être en communion avec les autres, tous soudainement absents. Aurel·le s’est inspiré·e du travail de Jan Svankmajer pour travailler le montage avec le son et son exagération, qui accompagne avec merveille la folie décalée dans laquelle iel s’est permis·e de rire de sa propre condition. Dans une tonalité clownesque, iel s’est amusé·e à dialoguer avec les objets qui l’entouraient alors dans sa cellule de confinement, et créer avec eux une relation d’amour et de sensualité.

Envolé

Performance filmée de Julie Le Tallec et Anthony Chiocchio (BAC, Jeu)

C’est un projet qui a débuté lors d’une exploration corporelle dans un cours de jeu de mouvement en Théâtre, alors qu’Anthony et Julie étaient en équipe. Il et elle ont par la suite continué l’exploration pour en faire un numéro : Envolé.

C’est une performance qui traite du passage de l’enfance vers l’âge adulte. L’histoire de deux jeunes enfants, très unis, qui finissent par se perdre de vue par le choix de chemins différents. On les voit grandir ensemble, puis s’installe la nostalgie, un sentiment que beaucoup éprouvent en repensant à leur jeunesse. C’est l’idée de carrière, de but, de rêve qui amène la jeune femme à s’envoler, s’envoler loin de lui, qui l’attend encore. Elle se rappelle et se rappellera toujours de lui.

MAYA

Exploration marionnettique filmée de Yana K. M., Gabrielle Chabot, Elisabeth Bosquet (DESS en marionnettes)

MAYA est le condensé d’une exploration marionnettique autour des thèmes liés à la neuro-divergeance et à la santé mentale. Cette recherche nous a amenées à questionner la réalité de nos pensées, de l’univers que nous nous construisons chacun chacune à l’intérieur. Le contexte social actuel favorise la complexité de cet état émotionnel dans lequel tout un chacun peut se retrouver coincé.

La femme-océan

Court-métrage de Nina de Jonckheere (DESS en marionnettes)

Suite à des ateliers d’écriture qu’elle suit depuis un moment, Nina de Jonckheere a écrit quelques courts textes, au hasard du dictionnaire, dont un inspiré du mot « bateau ». La peinture semblait alors le moyen le plus pertinent pour imager le texte et les impressions intérieures, les vies maritimes internes du personnage. On suit ainsi le personnage dans son chemin et sa lutte avec elle-même sur plusieurs tableaux, la montrant en perdition, en chute libre, en retrait sur elle-même, recroquevillée ou encore heureuse, le dos droit. Le fait qu’elle n’ait pas de visage est central à l’oeuvre : on la devine sans la connaître. La violence des gouttes ou la douceur des plumes racontent à leur manière le rapport de la jeune fille à l’extérieur. Elle qui a la phobie de l’eau les reçoit douloureusement, elle qui s’est réconciliée avec elle-même les reçoit avec bonheur.

Les Zérocrates

Vêtus d’habits de ville, ils sont commis de bureau, secrétaires, administrateurs. Il leur arrive des situations absurdes; ils sont piégés dans les comportements aliénants de leur vie effrénée.

Dirigé par Francine Alepin.